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Zero Escape: Virtue Last Reward. Visual novel à posséder sur PS Vita

Zero Escape: Virtue Last Reward

Bien avant DanganRonpa, mon expérience des visuals novels se résumait à Anamnesis et celui-ci, Virtue Last Reward. Autant, le premier était sympa et vraiment réussi, surtout de la part d’amateurs, autant le second m’a mis une grosse baffe. Pour ce titre, tenez-vous bien, on tient encore une histoire bien perchée que seuls les Japonais savent faire.

Vous, Sigma, êtes un brillant étudiant et la veille du Noël 2028, vous êtes kidnappé. Vous vous réveillez dans une pièce, une sorte d’ascenseur, au côté d’une fille inconnue dénommée Phi. Pour sortir, il vous faudra résoudre une énigme. Phi n’aide pas trop, à vous de vous débrouiller et de trouver la combinaison du coffre contenant la clé pour sortir.

Une fois sortis, Sigma et Phi rencontrent 7 autres personnes : Dio, Alice, Luna, K, Tenmyouji, Quark et Clover. Personne ne se souvient de comment ni pourquoi ils sont là. Et comme DanganRonpa, un personnage loufoque va faire son entrée et va commencer à foutre le bordel. Prenant la forme d’un lapin tout mignon, Zero (c’est son nom) va expliquer aux 9 personnes qu’ils font parti d’un jeu : Le Nonary Game: Ambidex Edition.

Le principe est simple : chaque participant à une montre sur son bras gauche. Dessus il y a un nombre. Si celui-ci tombe à zéro, la personne meurt par injection létale via la montre Il est aussi possible de gagner des points via un mini jeu qui consiste à s’allier ou à trahir quelqu’un de bien précis. Le but du jeu est de gagner 9 points pour sortir du complexe dans lequel vous êtes tenu prisonnier.

Jsuis pas une balance !

Vous avez tous déjà vu cette scène dans un film ou une série ! Le dilemme du prisonnier repose sur un principe simple : prenez deux personnes suspectées de complicité de meurtre, toutes deux dans des pièces différentes. Les flics vous offrent un deal : vous deux coopérez, une remise de peine pour les deux ; vous balancez l’autre, vous sortez et l’autre prend cher ; enfin vous deux vous taisez mais faute de preuve vous restez un petit moment en prison. Le mini jeu cité plus haut se repose exactement sur ce principe.

Si les deux parties s’allient : ils gagnent 2 points chacun. Vous choisissez « alliance » et l’autre « trahison », vous perdez 2 points et lui en gagnent 3. Si tout le monde choisi « trahison », personne ne gagne de point.

Pour rappel, votre but est de sortir du complexe, de réunir 9 points. Le problème est que vous êtes en danger de mort mais pouvez-vous faire confiance à l’autre personne ? Pour cela vous allez apprendre à connaitre tous ces gens.

À l’aventure compagnons !

L’Ambidex Game – le mini jeu expliqué juste avant – est une part très importante de Virtue Last Reward mais ce n’est pas la seule. Pour rentrer dans les pièces permettant de voter, il faut, au préalable, récupérer deux cartes, une pour chaque partie. Ces cartes sont toutes planquées dans des coffres à combinaisons inconnues où seule la résolution d’énigmes vous permettront de connaitre. Ces différentes phases se font avec différentes personnes choisies en fonction d’un embranchement que vous prenez dans le scénario.

Ce système de choix plutôt bien foutu permet de choisir avec quels personnages continuer l’aventure. En gros, à certains moments, on vous demandera de passer à travers une porte parmi trois. En fonction de ce choix ce sera une personne différente qui vous accompagnera. Et attention car ce sera contre cette même personne que vous jouerez à l’Ambidex Game !

Ce choix fait, le jeu passe dans un mode à la Point & Click à l’ancienne avec des énigmes pour découvrir la combinaison du coffre (coffre contenant les cartes d’accès à la salle du vote pour rappel). Ces petits jeux sont pour la plupart assez faciles. Par contre il y en a certains très retors qui demanderont peut-être à s’y prendre plusieurs fois. N’hésitez pas à prendre votre temps, rien n’est chronométré.

Jeu BAC+5

Pas besoin d’avoir fait de hautes études pour comprendre certains principes du jeu cependant il intègre pas mal de concepts scientifiques. Nous avons vu le dilemme du prisonnier plus tôt mais ce n’est pas le seul ! On peut aussi citer, entres autres, l’expérience du Chat de Schrödinger, les Trois lois de la robotique ou les multivers.

Tout cela pourrait paraitre extrêmement compliqué voire inutile mais ce n’est pas le cas. Tout est très bien expliqué et surtout crédible. Les auteurs n’ont pas ajouté des théorèmes juste pour se la raconter. Le concept de multivers est, selon moi, le mieux exploité.

Une petite partie des choix, présentant le multivers du jeu.

Pour faire simple, à chaque fois que vous choisissez de traverser une porte et non l’autre, cela crée un nouvel univers parallèle. Idem après un vote lors de l’Ambidex Game. Le jeu tire profit du théorème du multivers car vous aurez la possibilité de revenir plus tard au moment du choix et d’en faire un autre. Et le truc de méga ouf et que vous, joueur / joueuse, vous vous souvenez de ce qu’il s’est passé précédemment, et Sigma a la capacité de « voir » à travers ses différents lui. Perso j’ai trouvé que c’était un élément scénaristique assez ouf ! :)

To be continued (?)

Grosse surprise que ce Zero Escape: Virtue Last Reward ! Je n’aurais jamais imaginé un visuel novel me scotcher autant ! Avec des personnages tous très bien écrits et complexes, l’équipe de Spike Chunsoft a fait du très très bon travail. Comme ça, le jeu ne parait pas très excitant mais franchement vous allez vous surprendre à vouloir toujours en savoir toujours plus sur les personnages et sur nos mystérieux geôliers.

Sur la technique, pas grand chose à dire comme à chaque fois pour ce genre de jeu. Les dessins sont très jolis et les personnages sont bien rendus : ils sont animés et non statiques / dessinés comme DanganRonpa. Les doublages japonais sont tops mais attention, le jeu n’est disponible qu’en Anglais sous-titré.

Avis aux chasseurs de trophées ou joueurs avides de complétude : connaitre l’intégralité de l’histoire, la finir à 100%, c’est le platine ! Il s’agit donc de mon premier platine car j’ai voulu tout savoir.

Un visuel novel de ouf ! Avec DanganRonpa, la PS Vita détient deux jeux d’exception avec des durées de vie folles : 30 heures de moyenne. Le jeu précédent, 999 est désormais disponible sur iOS (non disponible en France avant car la 3DS est zonée), je vais me le faire bientôt ! Et j’espère franchement que le créateur de la série va se mettre sur le 3è titre sous peu !

Jeu terminé à 100% en 33 heures. Trophée platine débloqué. Testé sur une version commerciale dématérialisée et récupérée avec le PS+

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DanganRonpa : Trigger Happy Havoc. Le Visual Novel de nouveau à l’honneur sur PS Vita

Test DanganRonpa PS Vita

Je m’appelle Makoto Naegi, un élève banal. J’ai été sélectionné pour rentrer dans le très prestigieux lycée Hope’s Peak Academy. Alors que j’ai été tiré au sort, avec moi ne sont présents que les meilleurs parmi les meilleurs : la leader d’un groupe d’idol, un enfant d’une famille très influente, la meilleure en programmation, le leader du plus gros Bōsōzoku, etc. Depuis peu nous sommes retenus dans le lycée – qui s’est transformé en prison – contre notre gré. Notre geôlier, Monokuma (un ours bien chelou), nous a informé qu’il existe un seul moyen d’en sortir : tuer quelqu’un, ne pas se faire choper ni être désigné coupable lors d’un procès. Ambiance de merde !

Le jeu vidéo japonais n’est pas au mieux depuis quelques années. Des tonnes de jeux sortent sans transcender le genre. Par contre s’il y a bien un domaine qui fonctionne toujours c’est bien le visual novel et c’est pas souvent que ce type de jeu sorte en France.

Visual novel ?

Pour toi public qui n’est pas au courant de ce qu’est un visual novel, voici un petit cours de rattrapage. En gros il s’agit d’un jeu vidéo basé sur une histoire, une sorte de Livre dont vous êtes le héros. Ce type de jeu consiste très souvent à lire des pans entiers de texte avec quelques interactions avec les autres personnages ponctuées, parfois, de mini jeux.

Avec DanganRonpa, préparez-vous à lire car le jeu est long ! J’ai mis à 28 heures à le terminer et c’est presque autant de temps à lire.

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j'ai vu depuis un moment. PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j’ai vu depuis un moment.
PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Outre les dialogues, le titre de Spike Chunsoft pique des idées chez tout le monde. Aux discussions classiques, ajoutez-y un système de relations (un peu comme Persona) avec les autres protagonistes en « sortant » avec eux lors des phases de temps libre (il y en a peu alors profitez à fond). En leur offrant des cadeaux qui leur plaisent vous pourrez débloquer des skills pour les procès.

Et oui le gameplay/histoire de DanganRonpa s’axe autour des procès. Vous l’aurez deviné, certains vont vouloir sortir de cet enfer et vont malheureusement passer à l’acte. Ces phases s’inspirent des titres Ace Attorney avec des affirmations à contredire en fonction des précédents dires ou preuves amassées après leurs meurtres. En plus de cela viennent s’ajouter 3 autres mini jeux : un jeu rythmique (confrontation directe avec quelqu’un), un jeu de texte à trou et un nous obligeant de reproduire le scénario du meurtre. Ce dernier prenant la forme d’une bande dessinée avec des cases vierges.

Objection !

Objection ! (c’est Makoto, le héros de l’histoire)

Émotions sans polygones

Le studio japonais n’a pourtant pas de Chevalier de la Légion d’Honneur mais cela ne les a pas empêché de créer une très bonne histoire emplie de moments épiques. J’avoue qu’il y a quelques situations un peu capillotractées (surtout la fin) mais la plupart du temps je suis resté sur le cul. À part les chapitres 1 et 4 où les victimes me paraissaient évidentes (d’après comment elles étaient traitées dans le scénario), le reste du temps je fus toujours surpris.

Les procès sont dingues et tendus. Plus d’une fois il m’est arrivé de croire qu’un personnage était coupable mais je partais dans le sens opposé. Je pense que les personnes derrière le scénario se sont bien amusés pour nous faire tourner en bourrique.

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d'aller à la piscine ...

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d’aller à la piscine …

DanganRonpa a un petit côté malsain inhabituel. Le jeu est fait de sorte qu’on se prend à apprécier certains personnages et il s’avère que ce sont soit des futures victimes soit des grosses putes. Lors des phases de temps libre, je ne suis jamais allé vers des personnes que je n’aimais pas. Comme cet aspect sera différent pour chacun, le jeu devient très intéressant car chacun se compris un peu sa propre histoire.

Malheureusement ça s’arrête là car DanganRonpa est linéaire, trop linéaire. Aucun choix ne s’offre à nous pour découvrir de nouveaux embranchements dans l’histoire. Ce seront toujours les mêmes victimes, les mêmes meurtriers, la même fin.

Finish him

DanganRonpa est un excellent titre. À cause d’un genre un peu particulier et très japonais, je ne le conseillerais pas à tout le monde. Si vous êtes curieux et amoureux du genre, foncez !

danganronpa (4)

Kyoko, la fille la plus chelou et suspecte. Mais c’est aussi le perso que j’ai apprécié le plus

Pour les autres, sachez que vous aurez affaire à 16 personnages tous très bien écrits et attachants. L’équipe de Spike Chunsoft a fait un énorme travail pour rendre le tout cohérent et très surprenant. Prenez ce jeu comme un bouquin, un manga, avec des mini jeux de procès.

Mention spéciale aussi pour les doublages. Les procès et certaines phases sont entièrement doublées. L’Anglais et le Japonais sont tous deux de très bonne qualité (j’ai préféré l’Anglais, la voix de Monokuma en Japonais est insupportable). Attention, le jeu est entièrement sous-titré en Anglais.

danganronpa (2)

Byakuya, ultime influenceur (pas autant que moi avec ce blog de ouf) et aussi ultime tête à claques.

4 ans, c’est le temps nécessaire pour avoir eu un remake HD sur PS Vita (titre sur PSP à la base) et voir arriver DanganRonpa en France ! Je n’attendais pas grand chose de ce titre, j’en ressors surpris et conquis. Vivement la suite (qui devrait sortir en fin d’année).

Tout comme Virtue’s Last Reward (dont je n’ai pas encore écris la critique), DanganRonpa est un titre à posséder sur Vita sous peu qu’on aime ou veuille découvrir le visual novel bien écrit.

Jeu terminé en difficulté normale, en 28 heures. Testé sur une version commerciale française en boite.

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Dragon’s Crown. Le retour du Roi

Test Dragon's Crown

Il y a quelques années, Castle Crashers fut une révélation. Le genre beat them all 2D n’était pas mort. Sous la houlette de The Behemoth, j’avais cru voir le fils prodige, l’Élu venu raviver le feu sacré d’un genre presque disparu. Malgré quelques essais plus ou moins foireux (je testerai Double Dragon Neon bientôt), je commençais à perdre la foi. Quand Dragon’s Crown est arrivé, j’ai cru revoir le messie.

2013 fut une année bénie des Dieux du beat them all sur Vita : Muramasa – oui pour moi c’en est un – ou Guacamelee (c’en est presque un, presque) sont des parfaits exemples. Voici la présentation du meilleur BTA de ces dernières années !

Comme tout jeu de tatanes qui se respecte, Dragon’s Crown fait la part belle aux combats et se permet même de changer un peu la donne. Les Streets of Rage et consorts nous avaient habitués à des systèmes de baston ultra basiques : coups faible et fort, coup spécial, saut et utilisation d’armes. C’est à peu près tout. Ici, Vanillaware s’est permis d’ajouter un peu de combos et plusieurs types de coups. Le nain – perso avec lequel j’ai fini le jeu – a une attaque classique de plusieurs coups, une autre lors de la course, deux en l’air, un grab (attrape puis lance l’ennemi), une attaque surpuissante qui fait perdre son arme temporairement, une position défensive, etc. L’archère elfe (dont la poitrine n’augmente malheureusement en fonction de son niveau) a son arc (si si) ou une attaque au CaC faisant penser au Senpusha de Juri.dragons-crown (5)

Chaque personnage est très différent à jouer. Vous avez le choix entre le nain, l’elfe, la sorcière aux gros nichons, le guerrier qui fait deux mètres sur deux, un magicien androgyne ou une amazone ressemblant à Schwarzy. Le jeu est super bien foutu car, au début, il rappelle les forts et faiblesses de chacun et prévient si la difficulté sera plus ou moins élevée. Commencer avec Lolo Ferrari sera plus dur qu’avec Passe-Partout par exemple.

Au delà d’un gameplay ajusté aux petits oignon frits, le titre de Vanillaware se paie le luxe d’offrir un scénario correct. Là où les autres jeux du genre racontent une histoire vaguement expliquée, voire pas du tout, Dragon’s Crown pousse le joueur à s’impliquer via un speech très simple mais efficace. Des forces obscures veulent s’emparer de la Couronne du Dragon (Dragon’s Crown en Anglais) et vous avez comme objectif de les en empêcher. C’est tout con mais certains phases de dialogue et personnages viennent rendre l’histoire crédible. On n’a pas l’impression de taper du mob juste pour le fun ou monter son XP.dragons-crown (1)

La direction artistique est aussi un gros plus pour ce jeu. Passons certains personnages féminins trop … trop … trop pas normaux ! Entre celles avec une poitrine outre mesures, ressemblant à des bonhommes ou avec des positions bizarres (on attend presque un dialogue nous disant « Allez viens, on est bien ! »), ça se voit qu’on a un jeu japonais entre les mains. Malgré ça, j’ai totalement kiffé le rendu graphique du jeu. Les sprites sont parfaits, les décors superbes et variés, je n’ai rien à redire là dessus.

La réalisation globale du jeu est excellente. Il n’y a pas grand chose à reprocher à Dragon’s Crown. Si j’avais quelque chose à critiquer, ce serait l’IA des potes trop pourrie et le système de choix du monde à parcourir. Il existe plusieurs cartes qui se débloquent au fur et à mesure de notre avancée. Au milieu du jeu, le portail permettant d’atteindre ces cartes bugue (attention c’est un bug expliqué par le scénario, pas un plantage). En le traversant, on est téléporté au pif dans une des maps. Pour choisir exactement laquelle où aller il faut payer en passant par les étables.dragons-crown (2)

Par contre, le truc positif qui arrive au même moment, c’est le déblocage du multijoueurs. Jusque 4 joueurs (les slots peuvent être remplacés par des IA en solo) peuvent se rejoindre pour massacrer les mobs ou se tataner dans une arène PvP. Ce système filtre automatiquement les kikoolol sans stuff à venir dans le multi : il n’y a que des gens sérieux (pour croiser pas mal de monde, je ne dis pas des conneries ^^).

CONCLUSION : Enfin un beat them all de qualité, de grande qualité ! Dragon’s Crown recèle d’énormément de qualités à tel point que les quelques défauts restent insignifiants à mes yeux. Comptez une bonne quinzaine d’heures pour terminer le jeu puis arriver niveau 35, niveau max en normal (le jeu passe en hard après demande). La rejouabilité est aussi de la partie afin d’atteindre le level max ou même terminer la Tour des Mages ou le Labyrinthe du Chaos offrants des niveaux infinis de plus en plus durs.

Petite précision : il existe des pouvoirs à utiliser dans le jeu. Il faut utiliser le stick droit pour les activer. C’est vraiment naze comme ça ! Sur Vita, le tactile vient palier ce petit « soucis » ! Le jeu est aussi cross-save : emportez-le partout. Ah oui, le jeu est en Anglais / Japonais sous-titré Rosbif.dragons-crown (4)

Sûrement le meilleur beat them all de ces dernières années !

40/40 : 100%*

Jeu terminé en 15h00 en difficulté normale. Niveau 38 atteint avec un nain (difficulté hard commencée). Testé sur une version commerciale américaine en boite.

*Système de notation à la one again. Je me base sur le prix du jeu sur un site (ici Amazon) et je précise le prix max que je mettrai pour l’acquérir.