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Prison Architect : Directeur de prison simulator

Prison Architect

Voici quelque temps que j’entends parler de Prison Architect. Meilleur jeu de gestion par là, excellent par ici, énorme mais trop cher … Il est vrai que depuis le honteux SimCity, je commençais à être en manque de jeu de gestion. Mais à quasiment 30€ l’alpha, faut dire que ça fait mal au cul.

Et là, fin avril, grosse promotion sur Steam : Prison Architect passe sous les 10 balles. Pas le temps de réfléchir que le jeu était installé et lancé. L’introduction, faisant office de tuto, nous propose de créer un bâtiment et d’y installer la chaise électrique. OK !

Nous ne sommes pas là pour juger mais faire notre métier

Vous, vous êtes le directeur d’une nouvelle prison. Avec 30000 dollars en poche, vous allez devoir créer et gérer une prison et accueillir un flux incessant de détenus (option désactivable).

À vous les joies de dessiner les cellules, de placer la cuisine avec la cantine, les différents bureaux (directeur, comptable, psy, chef de la sécurité), les douches (oops le savon) dans un premier temps. Au fur et à mesure vous serez amené à agrandir et à aménager tout ça car les prisonniers ont des besoins.

Prison Architect - screenshot-01

Un début de prison

Le système d’architecture est ce qu’il y a de plus simple. Vous connaissez The Sims, c’est pareil. Un glissé-déposé pour dessiner un nouveau bâtiment, idem pour tracer des murs, changer les sols. Ajouter une porte ici ? Menu des objets, choix de la porte (simple, pouvant être ouverte par le staff, bloquée sauf pour les gardes, ouverte lors de la journée et fermée la nuit) et clic où tu veux.

Tout est très intuitif, pas la peine d’avoir fait des hautes études d’architecte pour faire des choses qui ont de la gueule. Ayez un peu d’imagination ou utiliser des outils de dessins juste pour tester. Puis quand vous vous sentez prêt(e), laissez vos petits ouvriers faire le boulot.

Je ne suis pas un numéro

Outre le macromanagement, les prisonniers doivent être surveillés 24 heures sur 24. Cette partie est sans conteste la plus fun du jeu. Chaque détenu a son propre comportement, ses propres envies. Ces enfoirés n’ont absolument aucune pitié. Manquez l’occasion de les satisfaire et votre quartier pénitentiaire sera sous les flammes, les gardes regarderont leurs boyaux tout en voyant leurs protégés se faire la malle.

Dès l’embauche du chef de la sécurité, vous aurez la possibilité de voir les demandes globales des détenus : nourriture, fatigue, vêtements, famille, divertissement, sécurité, liberté et d’autres statistiques plus loufoques comme l’état de leur vessie (faut bien aller pisser de temps en temps).

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On continue à agrandir

Chaque statistique a une ou plusieurs solutions. À vous de trouver la plus adaptée pour le plus grand nombre, en fonction de porte monnaie. Pour la nourriture, allez-vous prévoir 2 ou 3 repas par jour ? Équilibré ? Peu de nourriture mais de haute qualité ? Pour les vêtements, il vous faut une laverie. Allez-vous embaucher du personnel ou permettre à vos prisonniers d’y travailler pour alléger vos dépenses mais leur permettre d’accéder à du matos dangereux ?

Comme vous pouvez maintenant le deviner, la gestion est assez bien touffue pour vous occuper. Mais je n’ai pas encore parlé de la gestion des gardes. Pour sécuriser une prison, des gardes sont bien entendu obligatoires. De 3 types différents, ils peuvent être placés où bon vous semble. Les gardes normaux sont souvent intéressants pour des postes fixes (l’entrée de prison par exemple car ce sont les seuls à avoir les clés pour ouvrir les portes sécurisées). Les gardes armés (fusil et gilet par balle) sont là en cas de débordement. Les maitres-chiens doivent être près des zones de visite et des cellules afin de découvrir toute trace de marché noir.

Code alpha dans le bloc B

Pour une version alpha, il faut avouer que Prison Architect est bien parti. Quasiment aucune fonctionnalité n’a été laissée au hasard. Mais comme c’est une alpha, il existe encore quelques loupés.

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Demande de fouille de toute la prison en cours. À faire de temps en temps pour éviter les surprises. Notez tout le matos trouvé …

Depuis le début, l’électricité et l’eau doivent être gérés. Le courant est là pour alimenter les ampoules, les détecteurs de métaux, les machines (frigo, fours, presse, etc.) tandis que l’eau sert pour les toilettes, les douches, les éviers et autres. Je trouve que c’est très intéressant dans le game design mais c’est mal foutu. L’électricité se gère comme Command & Conquer : si la barre de courant est vide, tout ce qui y est connecté ne fonctionne plus. Il est impossible de brancher deux centrales entre elles, même au taquet, il faut une tonne de centrales sur les grosses prisons. Bref c’est chiant. Et je parle pas des tonnes de bugs associés aux tuyaux d’eau que les ouvriers n’arrivent pas à poser.

Le jeu vous propose aussi des objectifs secondaires : obtenir une capacité d’accueil de 200 prisonniers, ouvrir une classe de reconversion et avoir 20 diplômés, lutter contre la contrebande, etc. Attention car certaines doivent encore être en phase de rodage. Par exemple il y en a une qui demande d’avoir, entre autres, qu’un seul repas léger par jour sur 2 jours consécutifs. Croyez-moi, faites-le dès que possible. Ça a une dalle de dingue un prisonnier, ils seraient capable de bouffer les gardes. Avec 100 prisonniers c’est le game over quasi assuré !

Enfin il existe un système de recherches. Contre de l’argent et du temps, vous pouvez débloquer de nouvelles fonctionnalités ou de nouveaux objets : système de patrouille, copié-collé pour la construction, caméras de surveillance … C’est assez bien foutu mais tout se débloque trop vite. Au bout de 20 heures, j’avais presque tout. Certes c’est 20 heures, mais sur la durée de vie d’une grande prison, c’est que dalle. J’espère que de nouvelles recherches vont apparaitre !

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Taille maximale atteinte avant que le jeu commence à ralentir

CONCLUSION : Malgré quelques défauts inhérents du statut d’alpha, Prison Architect est sur la bonne voie. Avec divers trucs chiants, je me suis quand même bien éclaté et j’ai hâte de découvrir de nouvelles choses et aussi arriver à créer une prison de ouf (je suis bloqué à 300 prisonniers car le jeu lag énormément depuis).

Je reviendrai dessus dès que le jeu sera mis à jour.

Une future petite pépite dans le domaine des jeux de gestion. Attention toutefois car le jeu, en alpha, ne vaut peut-être pas ses 30€. À 15€ foncez dessus ! Dans tous les cas, ça vaut plus le coup que SimCity …

Un peu plus de 35 heures passées sur l’alpha 20. Testé sur une version commerciale dématérialisée et récupérée avec l’Early Access sur Steam

Avril 2014 le retour : Captain America contre le Grand Méchant loup dans un concert de rock

Comme prévu, je reviens avec un second article pour vous présenter quelques bonnes choses découvertes en avril.

The Wolf Among Us - Episode 3Je commence donc avec les épisodes 2 et 3 du jeu vidéo The Wolf Among Us. Directe suite du très bon épisode 1, le jeu de Telltale Games nous met dans la peau de Bigby, le Grand Méchant Loup. Dans le 1er épisode, 2 meurtres ont eu lieu dans Fabletown. En tant que shérif, notre but était bien entendu de résoudre ces homicides mais certaines circonstances ont fait que cette affaire devenait de plus en plus personnelle.

C’est ce que nous conte ces 2 épisodes. La partie enquête est toujours là et on commence à en apprendre de plus en plus. J’aime toujours autant l’univers de Fables, le jeu lui fait vraiment honneur. Tous les personnages sont très bien écrits et reprennent les mêmes mimiques que dans le comics.

Mon grand regret est que j’ai commencé les bouquins. Certains cliffhangers tombent un peu à l’eau, c’est bien dommage.

Je n’irai pas plus loin pour le moment. Je le rappelle, je ferai une grosse critique quand le jeu sera totalement fini. Avec ce qui est actuellement dispo, je peux en tout cas vous certifié que c’est de la bonne came, et que je préfère même ça à The Walking Dead maintenant !


Comme je le disais dans mon précédent article, le mois d’avril était le mois de Captain America. Avec la sortie de Le Soldat de l’Hiver, Marvel montre encore une fois qu’il peut faire de bons films. En effet depuis le début de la phase 2 (les films sortis après Avengers jusque Avengers 2), les films n’étaient pas géniaux. Entre un Iron Man 3 complètement pourri (j’ai encore le viol du Mandarin en travers de la gorge, entre autres) et un Thor 2 sympa mais qui ne sert à rien, tous mes espoirs étaient portés sur Cap. Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçu.

Le 1er Captain America The First Avenger était pour moi le meilleur film de la phase une (hors Avengers bien sûr). À chaque fois, les aventures de Steven Rogers sont la pierre angulaire, la clé de voute sur la suite des événements. Il m’est impossible d’exposer ici les faits mais ceux qui ont vu le film savent de quoi je parle. En gros tout l’univers de Marvel (du moins, ceux licenciés pour apparaitre chez les Vengeurs) a été modifié. Et ce n’est pas une petite modification, un petit détail. C’est juste un truc de ouf (c’est aussi visible dans la série).

Bref, un très bon film.

Sinon, petite analyse personnelle. On connait plus ou moins les méchants des deux prochains films. Cependant je me demande si de petits indices ne tendraient pas à créer Civil War dans les prochains films. Dans Avengers, des sénateurs américains craignent les super héros (voir interviews à la fin du film) ; dans Captain America Le Soldat de l’Hiver, le SHIELD est détruit et Hydra est partout ; Panini et Marvel ont distribué le comic book L’Hiver Meurtrier lors de la conférence de presse (bouquin avec l’introduction à Civil War). Je me demande si tout ça n’est que pure coïncidence ou s’il va y avoir quelque chose d’intéressant. Franchement je kifferais bien voir au cinéma Iron Man et Cap se foutre sur la gueule :)


Je me corrige. Avril était plutôt le mois de Marvel en France. Entre les sorties de hardcovers de Captain America, X-Men, etc. et le film, il y avait aussi une très chouette exposition.

C’est à Paris, le long de la Seine, que l’Art Ludique, le Musée, accueille une exposition sur l’univers Marvel.

J’ai donc eu l’occasion d’y faire un tour et franchement, c’est génial. La salle expose des tonnes et des tonnes de planches originales de tous types : Jack Kirby, John Romita (papa et fils), John Buscema, Alex Ross (putain Alex Ross quoi), Jim Steranko, Franck Miller, Neal Adams et j’en passe.

Outres les quelques 300 planches de ouf, vous pourrez aussi découvrir des choses qui ont été utilisées pour le cinéma : bouclier de Captain America, masques pour les bestioles de Thor, Casque de Iron Man, etc.

L’Art des Super Héros Marvel c’est jusqu’au 31 août et c’est dans le 13è, en face de Bercy.


Après le musée, j’en ai profité pour me faire un petit concert ! Tout d’abord, pour une première au Batofar, je dois dire qu’il s’agit direct de l’une de mes salles préférées ! C’est petit, limite concert intime, un son génial (c’est pas donné à tout le monde) et c’est sur une putain de péniche !

Bref, à la base j’étais là bas pour Sick Puppies. Le groupe passant en avant première m’était inconnu. Et comme je suis con je ne m’étais pas renseigné. C’était bien mieux comme ça car j’ai étais 10 millions de fois surpris.

The Feud, c’est 3 mecs de Manchester faisant du rock. Du putain de bon son, une énergie de dingue sur scène et ils sont super sympa !

Mon gros moins c’est qu’on ne trouve quasiment pas leur musique sur le net. Juste quelques singles de-ci de-là mais pas d’album :(


Pour leur premier passage en France, les trois Australiens de Sick Puppies ont fait fort. Une toute petite salle pour un si grand groupe, ça fait bizarre. Peut-être voulaient-ils doser pour revenir plus grand …

Le Batofar était bien chaud avec The Feud, Sick Puppies a carrément mis le feu. Ici aussi du très bon rock (pas exactement le même style) et une putain d’ambiance. Mention spéciale à Emma car en plus d’être une putain de bonne bassiste, elle est aussi canon :) (mieux en vrai qu’en photo en plus).

Rendez-vous en septembre !


Et là on finit avec un gros morceau ! Pas la peine d’aller chez les Rosbifs ou les Kangourous pour trouver de la bonne musique. Il suffit d’aller chez les mangeurs de cassoulet, à Toulouse !

Sidilarsen est un groupe que je suis depuis quelques années déjà. Ils passaient au Ferrailleur de Nantes, donc impossible de louper ça !

Et comme d’habitude, ce fut un concert de fou. Avec leur dernier album Chatterbox, Sidilarsen continue sa lancée avec des titres accrocheurs. Sur des rythmes rock / métal / électro, les 5 mecs du Sud de la France nous en mettent plein les yeux et les oreilles. Critiques en tous genres, questionnements sur l’égalité, la politique, le patronat, Sidilarsen a toujours été inspiré et engagés dans la lutte contre les différences.

Show de ouf, des mecs super sympas et ouverts (ils sont restés pour dédicacer … à la fin), une salle géniale, bref best concert depuis Biffy Clyro l’année dernière.

Lectures d’avril : Cap, du gore et le retour de Buffy (ou presque)

Pas mal de lectures durant le mois d’avril. Un peu plus que le précédent. Et comme il y en a un gros paquet, j’ai préféré découper cet article en deux : vous trouverez un peu de jeu vidéo, de concerts et d’autres bonnes choses dans quelques jours.

C’est parti pour quelques critiques rapides de comics. Et aussi un roman !

Avril était sans conteste le mois de Cap. Entre la sortie au cinéma et l’édition d’un Marvel Deluxe par Panini, Captain America était partout. C’est donc avec Captain America l’Hiver Meurtrier qu’on commence cette petite rubrique.

Ce tome suit le deuxième Deluxe, La Légende Vivante et est toujours écrit par le grand Ed Brubaker (l’un de mes scénaristes préférés). Le Soldat de l’Hiver est dorénavant libre et Steve Rogers est à sa poursuite. Cependant, Sin, la fille de Crâne Rouge, est décidée à foutre le bordel.

Ce tome est très intéressant car il ouvre peu à peu la voie à Civil War, l’un des plus importants crossovers de l’univers Marvel. Si vous ne le connaissez pas, sachez juste que le gouvernement américain ordonne aux super-héros de dévoiler leur identité. Cap sera un leader contre cette réforme. Une énorme guerre civile (d’où le nom du crossover, Civil War pour rappel) va donc éclater.

Comme toujours, Brubaker sort le grand jeu à base de rebondissements, de personnages charismatiques et autres « oh l’enculé » effects. Du côté crayon, du très bon à chaque fois malgré les différents intervenants.

Un must have pour les amoureux de Cap mais aussi pour avoir une très bonne introduction à Civil War (dont les tomes sont disponibles depuis quelques années chez Panini, dans la même collection).


Pour Y, je ne sais pas comment les auteurs font mais ils arrivent toujours à nous surprendre. Y Le Dernier Homme, c’est tout simplement l’histoire de Yorick, le dernier homme (au sens masculin) sur Terre. Ici, point de Adam ou de Eve, juste une aventure de ouf à travers la planète à la recherche du pourquoi, d’un potentiel remède et surtout beaucoup, beaucoup d’emmerdes.

Le quatrième et avant dernier volet est enfin disponible chez Urban Comics depuis avril et je l’ai lu d’un traite, comme d’hab. Il me serait difficile de résumer ce tome sans parler des épisodes précédents, ce qui reviendrait à tout spoiler …

Je vais juste dire que ce tome est peut-être un peu moins éclatant que le précédent. Cependant j’ai l’impression qu’il s’agissait plus de chapitres mettant en place le grand final qui sortira dans quelques mois. Mention spéciale aux membres d’Israël car elles arrivent toujours à me surprendre de par leur volonté sans limite.

Vivement la fin d’année pour découvrir la fin !


Découvert le mois dernier en comics ou un peu plus tôt via le jeu vidéo de Telltale Games, Fables est ma bonne surprise de ce début d’année. Pour rappel, Fables est une oeuvre mettant en scène des tonnes de héros issus de contes populaires comme Blanche Neige, les Trois Petits Cochons et j’en passe.

Ici Bigby, le Grand Méchant Loup, passe un peu au second plan et c’est au tour de Blanche Neige de prendre les devants. Après les événements du 1er tome, Blanche décide d’emmener sa sœur à La Ferme, endroit où toutes les Fables sans Glamour (sortilège permettant de ressembler à un humain) résident. Cependant, sur place, tout n’est pas rose et une rébellion se fomente.

Toujours en kiffe du style de Bill Willingham et Mark Buckingham, La Ferme des Animaux est chouette, facile à lire, prenant, etc. Pour moi, l’un de mes tops de chez Urban Comics.


Alors là, attention OVNI ! Lucy Loyd’s Nightmare est un bouquin qui m’a été conseillé par un pote, Toki (merci à toi mec).

Lucy Loyd’s Nightmare c’est du Contes de la Crypte pour adultes. Des histoires d’horreur, des monstres sous le lit, etc. mais ici ça finit toujours mal et ce de façon très sale voire malsaine.

Chaque page laisse planer un doute à la Game of Thrones : « ce personnage va-t-il mourir à la prochaine case ? ». Du début à la fin, nous avons le droit à un massacre, le tout sous la plume de Lucy Loyd, maitresse dans l’art de la surprise et du gore.

Je n’aurais rien d’autre à dire à part : achetez-le si vous êtes un tant soit peu réceptif à ce genre.


 

Honte à moi. J’adore Buffy (ouais la meuf qui bute des vampires) et je ne connaissais pas Fray alors que c’est sorti en 2001 !

Le meilleur scénariste de tous les temps (oui oui j’exagère un poil), Joss Whedon, a décidé de créer un spin-off à Buffy, qui a lieu plusieurs siècles après les événements survenus à Sunnydale.

Les vampires et démons ne sont plus mais comme le dit l’adage, à chaque génération il y a une Élue et Fray est la dernière descendante des Tueuses. Les méchants se faisaient discrets depuis des centaines d’années mais comme vous pouvez le deviner cela va changer.

Whedon nous conte ici l’histoire d’une fille éprises aux doutes et qui ne comprend pas son rôle. Son refus de combattre est plus important que dans la série. Fray a un lourd passé qui semble difficile, voire impossible à surmonter. Mais comme à son habitude, Joss arrive toujours à créer un personnage féminin fort, qui s’en sort malgré la douleur.

Fray est un chouette bouquin, une petite perle pour les amoureux de Buffy. Pour les autres, il s’agit quand même d’un très bon comic book : super bien écrit, bien dessiné, bref c’est excellent.


 

Les romans. Le genre de livre qui m’est encore plus difficile de critiquer. C’est d’autant plus compliqué quand il s’agit d’un gros arc connu et reconnu dans le monde de la SF. Je vais m’intéresser rapidement ici sur le Cantos d’Hypérion, 1re partie du Cycle d’Hypérion.

Cette première partie comprend 4 livres : 2 pour Hypérion et 2 pour La Chute d’Hypérion. Le tout pour un peu plus de 1200 pages.

Il est très difficile de parler de ce cycle car Dan Simmons y a intégré un nombre incalculable de références et de genres : de la science fiction, du Space Opera (qui ne va pas sans le précédent bien sûr), de la religion et de la politique, pour ne citer que cela.

L’histoire se situe dans un futur où l’humanité est en proie à son extinction. Le Gritche, créateur mystique, sera l’instrument qui fera tomber le courroux sur les humains. Alors que tous les espoirs sont vains, un groupe de 7 pèlerins se dirigent vers Hypérion afin de sauver les vies de l’univers. Les 2 premiers livres content l’histoire de chacun des pèlerins : quel est leur rôle, pourquoi ils ont été choisis, etc. Les autres livres se concentrent sur une personnalité créée par des IA et témoin de la fin de l’humanité.

Ce cycle a reçu un très bon retour de la presse, des lecteurs mais aussi des spécialistes. Y a juste à voir du côté des récompenses pour comprendre que Hypérion n’est pas de la merde. Cependant j’avoue avoir été déçu. J’ai failli arrêter à la fin du 1er tome de La Chute d’Hypérion. Heureusement j’ai continué : tous les trucs super intéressants se dévoilent dans les 200 dernières pages.

Ici Simmons s’amusent avec des concepts plus ou moins avancés sur son temps. La singularité prend une part non négligeable dans son récit (qui date de 1989, et oui Terminator était déjà sorti, je sais). Des IA partout, même là où on ne les attend pas. D’autres IA qui veulent voir les humains morts. La fin de l’histoire pullule de concepts très intéressants.

Et c’est quelque chose que je vais reprocher en fait. Comme écrit plus tôt, la base du bouquin est un pèlerinage pour tenter d’empêcher le Gritche de tuer tout le monde. J’ai trouvé cette partie totalement expédiée et perdant de son intérêt au fur et à mesure. À force de vouloir trop en faire, c’est un peu fouillis à mon goût. J’ai vraiment l’impression d’avoir lu 1000 pages d’introduction pour terminer en apothéose sur 200 autres pages.

Malgré tout, il me serait difficile de ne pas conseiller cet arc. Certes c’est long, je n’ai peut-être pas donné envie mais faut le dire clairement : il y a des éléments très très intéressants au niveau SF. L’auteur attaque aussi quelques pans de la politique et de la religion trop rarement contés ou critiqués. Les personnages sont attachants et on se prend à avoir de la compassion pour certains (comme Sol Weintraub pour moi).

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Sam & Max: The Devil’s Playhouse

Test Sam & Max: The Devil's Playhouse

Avant The Walking Dead ou The Wolf Among Us, Telltale Games faisait des jeux d’aventures qui ressemblaient beaucoup plus à des Point & Click. C’était la belle époque des Sam & Max et compagnie, sûrement l’une de mes sagas préférées.

Je devais avoir ce titre sur ma PS3 depuis quelques années car je l’avais chopé dès les premiers mois de la création du PlayStation Plus. Il y a quelques temps, j’ai enfin décidé de m’y mettre et ce fut une nouvelle fois un putain de bon moment.

Les deux cons

Sam (le chien) et Max (le lapin) sont les partenaires les plus ouf du monde du jeu vidéo. Ils œuvrent pour le bien des concitoyens en offrant leurs services de détectives. Entre deux vannes bien trouvées, ils s’amusent parfois à sauver le monde.

Après avoir sauvé les States dans le 1er épisode (voir mon avis sur mon ancien blog Nozzhy) et s’être amusé avec l’espace-temps dans le 2, nos compères vont devoir faire face à une invasion d’une armée de gorilles dirigés par le Général Skun-ka’pe.

Coupé, décalé

Comme à son habitude, le studio californien a découpé le jeu en 5 épisodes. Durant un peu plus de 2 heures chacun, cela a permis aux scénaristes de conter 5 petites histoires différentes tout en gardant un fil rouge très sympa.

Sans trop spoiler, le 1er épisode consiste à se rebeller face aux mensonges de Skun-ka’pe. Ils sont aidés par des taupes qui s’avèrent être reliés aux ancêtres de Sam & Max. Le deuxième épisode prend donc part à la fin du 19è siècle (plus ou moins post Champollion) en Égypte. Le dernier épisode prend de grandes inspirations de Godzilla.

Toutes ces situations loufoques mélangés à un humour totalement décalé en font l’un des jeux les plus funs et drôles auxquels j’ai pu joués. Max (le lapin pour rappel) est sûrement le perso que je kiffe le plus : il est amusant, cynique, naïf, très attachant (d’autant plus qu’il lui arrive un nombre incalculable de couilles dans ce jeu !).

Même si c’est ultra fun, le titre ne déroge pas à la Théorie de Telltale Games : putain que c’est chiant à jouer ! Contrairement à leurs jeux récents, ici c’est un Point & Click. Qui dit P&C dit gestion d’inventaire, déplacements, etc. Et comme d’hab c’est loupé. Les personnages semblent avoir un gros balai dans le cul et l’interface est digne d’un stagiaire de petite section.

CONCLUSION : Avec Telltale, il faut toujours mettre le gameplay au placard pour ne pas passer à côté d’une petite perle. Le studio ne s’est pas contenté de changer l’histoire, il a aussi ajouté de sympa éléments de game design avec les pouvoirs de Max (lecture de pensées, téléportation, etc.) C’est très drôle, pas difficile, assez long, pas trop cher.

Une bonne surprise. Jeu à faire si pas trop cher (à moins de 20€, ne vaut pas plus)

Attention, il n’est disponible qu’en Anglais. (je crois qu’il y a des sous-titres Français sur la version PS3)

Jeu terminé en 10/12 heures. Testé sur une version commerciale dématérialisée et récupérée avec le PS+