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[CSS #3] One Finger Death Punch

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Si me suivez depuis un moment, vous savez que les Chroniques Sous Speed sont là pour parler rapidement d’un sujet. La critique de One Finger Death Punch pourrait donc se résumer ainsi :

Gauche, droite, droite , droite, gauche, gauche, droite, gauche, gauche, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche … co co co co co comboooooooooooooooooooooooooooooo, etc. pendant 5 minutes.

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Non je ne suis pas fou. OFDP c’est exactement ça et rien de plus. Comme son nom l’indique, un seul doigt apporte la mort. À l’aide d’une souris – la manette ou le clavier sont utilisables mais moins pratiques – et des boutons droite et gauche, vous tapez les ennemis venant … de droite ou de gauche. Notre bonhomme ne bouge pas du tout, ce sont les ennemis qui viennent à vous.

Sachez tout d’abord que Silver Dollar Games a l’habitude de faire des jeux sacrément nuls et dégueulasses. Je pourrais citer No Luca No ou Why did I buy this? – respectivement un jeu où il faut repousser un chat tentant de manger dans votre bol ou un essai-foutage-de-gueule-des-sav – ou d’autres mais je n’aurais pas assez pour lister toutes leurs merdes.

Avec tout ce bagage, c’est vraiment mal barré pour que je puisse vous vendre One Finger Death Punch. Je pourrais la faire à la Pierre Bellemare : cela ne coûte que la modique somme de 5€ (ou 2,49 durant les soldes Steam en ce moment) ! Pour une durée de vie minimum de 10 heures, c’est cadeau.

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D’une autre côté le jeu est assez difficile – ou plutôt, qui a une difficulté équilibrée en normal – pour ne pas bloquer ou péter un câble ni trop se balader. C’est ultra fun, rigolo. Et surtout le petit truc qui fait des grands jeux : le temps passe sacrément vite quand on y prend gout. Il m’est arrivé plusieurs fois de le lancer et de me dire, « allez, juste 5 minutes, histoire de » puis « et merde ça fait une heure que je joue ?! »

En bref un excellent petit jeu pop corn pour s’éclater entre deux gros titres ou pour juste passer le temps. En plus ça coute que dalle.

[CSS #2] Les Gardiens de la Galaxie, Tome 1 chez Panini Comics


À moins d’habiter dans une grotte ou de ne pas être réceptif au genre, vous avez nécessairement entendu parler des Gardiens de la Galaxie. Prochain film, avant Avengers 2, de Marvel Studios, cette saga peu connue, est aussi disponible en bouquin.

Dans la droite lignée des TPB Hardcovers, Panini Comics nous sort un chouette ouvrage regroupant les 3 premiers numéros, le numéro 0 ainsi que Tomorrow Avengers #1. Les quatre premiers chapitres (0, 1, 2 et 3) s’enchainent à une vitesse incroyable. L’histoire ne connait aucun répit. Beaucoup d’actions, pas mal d’humour, Bendis a fait un sacré boulot pour nous tenir en haleine.

Par contre il faut le dire, ça ne casse pas trois pattes à un raton laveur. C’est très très mainstream. Ce n’est pas du tout un reproche, au contraire. Lire des histoires sans prise de tête, ça ne fait pas de mal parfois. Franchement c’est méga kiffant de voir 5 gugus totalement badass qui se moquent des lois, qui foncent dans la baston. Qui a déjà vu un raton laveur armé jusqu’aux dents et qui gueule « bam je t’ai eu » quand il tue quelqu’un ? Et c’est encore plus fort quand on sait que son meilleur pote est un arbre (un genre de Ent).

Tomorrow Avengers #1 correspond à l’enchainement de petits récits présentant les différents gardiens : Rocket Raccoon, Groot, Drax et Gamora. Chaque histoire est super, rapide, y a juste ce qu’il faut pour connaitre les origines de chacun. J’ai particulièrement apprécié celle sur la passé de Gamora : des planches très propres, dynamiques, très jolies ; quasiment aucun texte, des bastons du début à la fin.

Côté dessin, je ne suis pas un grand spécialiste pour juger. En gros, c’est joli, très bien coloré. Tout ce que j’aime dans le comics.

Avant de finir, je tiens à pointer du doigt un gros défaut récurrent dans les TPB de Panini. Contrairement à ceux d’Urban Comics, les chapitres s’enchainent directement sans page de séparation. On passe donc du chapitre 3 à Tomorrow Avengers #1 d’une page à l’autre. Sans être totalement débile, on comprend très vite mais c’est assez déroutant. Que ce soit dans Superior Spider-Man ou Miracleman, les tomes de Panini ont tous ce problème. J’espère que l’éditeur italien ira voir comment fait le concurrence.

En conclusion, ce premier tome des Gardiens de la Galaxie est une petite bombe. Je continuerai à les suivre et j’ai maintenant hâte d’aller au cinéma en août prochain.

[CSS #1] Miracleman Tome 1 chez Panini Comics

Miracleman. Les nouveaux venus dans le monde du comics, comme moi, ne le connaissent pas. Pourtant il s’agit d’un des monuments de la BD américaine. Qui est-il ?

Miracleman, c’est l’histoire d’un gars, Micky Moran, un mec ordinaire. Ou presque. En criant Kimota (l’inverse de Atomik), il se transforme en être surpuissant, plus puissant que Superman lui-même.

L’introduction est un peu violente. Violente dans le sens où j’ai vraiment du mal à accrocher au très ancien style des comics. Issue d’une histoire des années 50, c’est un peu niais, prout prout, « je suis le méchant et je vais tuer les gentils » ou encore le syndrome du « tiens les méchants ressemblent pas aux nazis ou aux communistes par hasard ? ». Malgré cet aspect qui me gène un peu, l’histoire est très efficace. Paf des mecs qui voyagent dans le temps. Paf vous dégagez. C’est très bien écrit, pour l’époque.

On enchaine après avec des chapitres sortis dans les années 80. Là c’est du tout bon. Du génial même. Les auteurs se sont principalement axés sur l’aspect psychologique du héros qui se retrouve du jour au lendemain avec des pouvoirs de ouf tout en essayant de vivre sa vie. On ne se retrouve pas comme Superman – oui je parle encore du héros de DC car il y a beaucoup de similitudes – qui veut rester discret. Ici Micky ne cache pas son rôle à ses proches. De plus on arrive très vite face à un ennemi surprenant et très dangereux. Après cela c’est l’escalade des emmerdes.

Le seul truc que je peux reprocher à ce premier tome est le fait d’avoir introduit quelques chapitres sur les Warpsmith. Utiles pour la suite, ces histoires sont chouettes mais totalement imbitables ! Même avec un petit laïus de Panini, j’ai rien du tout compris.

En bref, un très chouette tome. C’est pas trop cher (15€), un indispensable pour tout amateur de comics. Son gros défaut est qu’il ne plairait pas à tout le monde.

[CSS #0] Here comes a new review type

Depuis que j’ai recommencé ce blog, je me cherche. Faire des critiques c’est cool. Mais parfois j’ai envie de parler de trucs sans nécessairement vouloir ou savoir correctement écrire un long article. C’est pourquoi j’avais commencé à faire des petits résumés mensuels en mars ou avril. Mais en fait, après réflexion, c’est nul.

Au lieu de faire des Gloubi-boulga de tout et n’importe quoi, qui ont tendance à brouiller la lecture, je vais désormais faire des mini chroniques.

Peu de mots, des mots justes, assez pour faire passer une idée, c’est le crédo de la Critique Sous Speed.

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Gravity Rush

Gravity RushLe jour où je me suis fait plaisir en achetant la PS Vita, l’un des premiers jeux que je voulais faire était Gravity Rush. Ça tombait bien car il était offert avec le PlayStation Plus à ce moment. Bizarrement, j’ai mis un certain temps avant de l’essayer. Il faut dire qu’il y avait des titres comme Assassin’s Creed Liberation – que j’ai arrêté au bout de 2 heures tellement c’est nul, du coup je n’ai pas trop perdu de temps – ou des petites pépites comme Uncharted Golden Abyss et l’excellent Virtue Last Reward.

Après ces chouettes titres, j’ai dévoré Gravity Rush, j’ai gueulé, je suis revenu. Une petite histoire d’amour, ou presque.

Wake up Kat… Follow the black cat

Kat est une jeune fille amnésique. Se réveillant dans les bas fonds de la ville d’Hekseville, Kat ne sait rien. Près d’elle, un chat noir. Bon ben on va le suivre car on n’a rien d’autre à faire. Petit à petit on se découvre un pouvoir très étrange, celui de jouer avec la gravité.

Gravity Rush

Car un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, la demoiselle se met en tête de sauver la ville, qu’elle ne connait pas, menacée par des tempêtes gravitationnelles et des monstres appelés Névis.

Parcourant les rues de Hekseville, Kat choisira de sauver les habitants, de participer à des courses contre la montre ou de découvrir ce qui se trame réellement derrière ces tempêtes.

Fuck you Newton!

Petit rappel de physique : la gravitation est un phénomène qui fait que deux choses s’attirent entre elles. La gravité terrestre, ou pesanteur, permet que tout corps est attiré vers le centre de la Terre. Bien sûr, ici on n’est pas sur la Terre mais c’est la même chose !

Kat a le pouvoir de jouer avec cette gravité. Elle peut donc flotter dans les airs ou modifier son propre référentiel. En Français, elle peut designer n’importe quelle surface comme étant le sol.

Cet élément de game design est juste génial. D’un simple appui sur R, Kat annule toute gravité et se met à flotter. Un nouvel appui sur R, la zone ciblée devient le sol et Kat est automatique attirée dessus (l’attraction fait effet).

Même si ce système est excellent, j’avoue avoir gueulé plus d’une fois ! Il arrive très souvent, lors de combats, de se déplacer dans tous les sens à tel point qu’on perd tous ses repères. Même si l’écharpe de la belle nous permet de repérer le « vrai sol », c’est souvent le bordel. Et ça l’est encore plus quand on sait que notre pouvoir a une limite temporelle d’utilisation.

Et face à ce soucis viennent de gros problèmes d’ajustement des contrôles. En l’air, Kat peut être dirigée par le stick, à la façon d’un TPS classique ou via le gyroscope de la Vita. Autant être franc, je ne sais pas si quelqu’un, même de la Team Siren, a réussi à utiliser le gyroscope. Putain que c’est injouable !

Open empty world

Grâce à ses pouvoirs – en plus d’annuler la gravité, des attaques puissantes et autres sont déblocables en échange de cristaux à récupérer – Kat peut parcourir la ville où bon lui semble afin de débloquer diverses missions.

Et là on tape dans les choses qui font mal. Hekseville est divisée en plusieurs quartiers, chacun se débloquant au fur et à mesure de l’histoire. La ville est grande et vivante mais il n’y a strictement rien à faire ! À part les quelques missions principales, le reste sont des quêtes consistant en des courses contre la montre ou de l’élimination de monstres à la chaine. Et tout ça juste pour récupérer des cristaux.

CONCLUSION : Outre l’utilisation du gyroscope à vomir, un open world un peu vide et un jeu un poil trop court, il n’y a rien a reprocher à Gravity Rush. Certes, son scénario est un peu faible (ras le cul des perso amnésiques) mais c’est suffisant simple et pas prise de tête pour être apprécié. La direction artistique est sublime, la B.O. est géniale, les cinématiques en turbomedia tuent, les personnages rencontrés sont attachants. Mention spéciale à Raven, une autre fille avec les mêmes pouvoirs, très mystérieuse et cool (j’aime les bad girls ^^).

Sûrement l’un des meilleurs titres de la PS Vita ! À faire et à posséder. Vivement le 2 !

Jeu terminé en une dizaine d’heures (tous les défis ont été essayés). Testé sur une version commerciale dématérialisée et récupérée avec le PS+