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Lectures d’avril : Cap, du gore et le retour de Buffy (ou presque)

Pas mal de lectures durant le mois d’avril. Un peu plus que le précédent. Et comme il y en a un gros paquet, j’ai préféré découper cet article en deux : vous trouverez un peu de jeu vidéo, de concerts et d’autres bonnes choses dans quelques jours.

C’est parti pour quelques critiques rapides de comics. Et aussi un roman !

Avril était sans conteste le mois de Cap. Entre la sortie au cinéma et l’édition d’un Marvel Deluxe par Panini, Captain America était partout. C’est donc avec Captain America l’Hiver Meurtrier qu’on commence cette petite rubrique.

Ce tome suit le deuxième Deluxe, La Légende Vivante et est toujours écrit par le grand Ed Brubaker (l’un de mes scénaristes préférés). Le Soldat de l’Hiver est dorénavant libre et Steve Rogers est à sa poursuite. Cependant, Sin, la fille de Crâne Rouge, est décidée à foutre le bordel.

Ce tome est très intéressant car il ouvre peu à peu la voie à Civil War, l’un des plus importants crossovers de l’univers Marvel. Si vous ne le connaissez pas, sachez juste que le gouvernement américain ordonne aux super-héros de dévoiler leur identité. Cap sera un leader contre cette réforme. Une énorme guerre civile (d’où le nom du crossover, Civil War pour rappel) va donc éclater.

Comme toujours, Brubaker sort le grand jeu à base de rebondissements, de personnages charismatiques et autres « oh l’enculé » effects. Du côté crayon, du très bon à chaque fois malgré les différents intervenants.

Un must have pour les amoureux de Cap mais aussi pour avoir une très bonne introduction à Civil War (dont les tomes sont disponibles depuis quelques années chez Panini, dans la même collection).


Pour Y, je ne sais pas comment les auteurs font mais ils arrivent toujours à nous surprendre. Y Le Dernier Homme, c’est tout simplement l’histoire de Yorick, le dernier homme (au sens masculin) sur Terre. Ici, point de Adam ou de Eve, juste une aventure de ouf à travers la planète à la recherche du pourquoi, d’un potentiel remède et surtout beaucoup, beaucoup d’emmerdes.

Le quatrième et avant dernier volet est enfin disponible chez Urban Comics depuis avril et je l’ai lu d’un traite, comme d’hab. Il me serait difficile de résumer ce tome sans parler des épisodes précédents, ce qui reviendrait à tout spoiler …

Je vais juste dire que ce tome est peut-être un peu moins éclatant que le précédent. Cependant j’ai l’impression qu’il s’agissait plus de chapitres mettant en place le grand final qui sortira dans quelques mois. Mention spéciale aux membres d’Israël car elles arrivent toujours à me surprendre de par leur volonté sans limite.

Vivement la fin d’année pour découvrir la fin !


Découvert le mois dernier en comics ou un peu plus tôt via le jeu vidéo de Telltale Games, Fables est ma bonne surprise de ce début d’année. Pour rappel, Fables est une oeuvre mettant en scène des tonnes de héros issus de contes populaires comme Blanche Neige, les Trois Petits Cochons et j’en passe.

Ici Bigby, le Grand Méchant Loup, passe un peu au second plan et c’est au tour de Blanche Neige de prendre les devants. Après les événements du 1er tome, Blanche décide d’emmener sa sœur à La Ferme, endroit où toutes les Fables sans Glamour (sortilège permettant de ressembler à un humain) résident. Cependant, sur place, tout n’est pas rose et une rébellion se fomente.

Toujours en kiffe du style de Bill Willingham et Mark Buckingham, La Ferme des Animaux est chouette, facile à lire, prenant, etc. Pour moi, l’un de mes tops de chez Urban Comics.


Alors là, attention OVNI ! Lucy Loyd’s Nightmare est un bouquin qui m’a été conseillé par un pote, Toki (merci à toi mec).

Lucy Loyd’s Nightmare c’est du Contes de la Crypte pour adultes. Des histoires d’horreur, des monstres sous le lit, etc. mais ici ça finit toujours mal et ce de façon très sale voire malsaine.

Chaque page laisse planer un doute à la Game of Thrones : « ce personnage va-t-il mourir à la prochaine case ? ». Du début à la fin, nous avons le droit à un massacre, le tout sous la plume de Lucy Loyd, maitresse dans l’art de la surprise et du gore.

Je n’aurais rien d’autre à dire à part : achetez-le si vous êtes un tant soit peu réceptif à ce genre.


 

Honte à moi. J’adore Buffy (ouais la meuf qui bute des vampires) et je ne connaissais pas Fray alors que c’est sorti en 2001 !

Le meilleur scénariste de tous les temps (oui oui j’exagère un poil), Joss Whedon, a décidé de créer un spin-off à Buffy, qui a lieu plusieurs siècles après les événements survenus à Sunnydale.

Les vampires et démons ne sont plus mais comme le dit l’adage, à chaque génération il y a une Élue et Fray est la dernière descendante des Tueuses. Les méchants se faisaient discrets depuis des centaines d’années mais comme vous pouvez le deviner cela va changer.

Whedon nous conte ici l’histoire d’une fille éprises aux doutes et qui ne comprend pas son rôle. Son refus de combattre est plus important que dans la série. Fray a un lourd passé qui semble difficile, voire impossible à surmonter. Mais comme à son habitude, Joss arrive toujours à créer un personnage féminin fort, qui s’en sort malgré la douleur.

Fray est un chouette bouquin, une petite perle pour les amoureux de Buffy. Pour les autres, il s’agit quand même d’un très bon comic book : super bien écrit, bien dessiné, bref c’est excellent.


 

Les romans. Le genre de livre qui m’est encore plus difficile de critiquer. C’est d’autant plus compliqué quand il s’agit d’un gros arc connu et reconnu dans le monde de la SF. Je vais m’intéresser rapidement ici sur le Cantos d’Hypérion, 1re partie du Cycle d’Hypérion.

Cette première partie comprend 4 livres : 2 pour Hypérion et 2 pour La Chute d’Hypérion. Le tout pour un peu plus de 1200 pages.

Il est très difficile de parler de ce cycle car Dan Simmons y a intégré un nombre incalculable de références et de genres : de la science fiction, du Space Opera (qui ne va pas sans le précédent bien sûr), de la religion et de la politique, pour ne citer que cela.

L’histoire se situe dans un futur où l’humanité est en proie à son extinction. Le Gritche, créateur mystique, sera l’instrument qui fera tomber le courroux sur les humains. Alors que tous les espoirs sont vains, un groupe de 7 pèlerins se dirigent vers Hypérion afin de sauver les vies de l’univers. Les 2 premiers livres content l’histoire de chacun des pèlerins : quel est leur rôle, pourquoi ils ont été choisis, etc. Les autres livres se concentrent sur une personnalité créée par des IA et témoin de la fin de l’humanité.

Ce cycle a reçu un très bon retour de la presse, des lecteurs mais aussi des spécialistes. Y a juste à voir du côté des récompenses pour comprendre que Hypérion n’est pas de la merde. Cependant j’avoue avoir été déçu. J’ai failli arrêter à la fin du 1er tome de La Chute d’Hypérion. Heureusement j’ai continué : tous les trucs super intéressants se dévoilent dans les 200 dernières pages.

Ici Simmons s’amusent avec des concepts plus ou moins avancés sur son temps. La singularité prend une part non négligeable dans son récit (qui date de 1989, et oui Terminator était déjà sorti, je sais). Des IA partout, même là où on ne les attend pas. D’autres IA qui veulent voir les humains morts. La fin de l’histoire pullule de concepts très intéressants.

Et c’est quelque chose que je vais reprocher en fait. Comme écrit plus tôt, la base du bouquin est un pèlerinage pour tenter d’empêcher le Gritche de tuer tout le monde. J’ai trouvé cette partie totalement expédiée et perdant de son intérêt au fur et à mesure. À force de vouloir trop en faire, c’est un peu fouillis à mon goût. J’ai vraiment l’impression d’avoir lu 1000 pages d’introduction pour terminer en apothéose sur 200 autres pages.

Malgré tout, il me serait difficile de ne pas conseiller cet arc. Certes c’est long, je n’ai peut-être pas donné envie mais faut le dire clairement : il y a des éléments très très intéressants au niveau SF. L’auteur attaque aussi quelques pans de la politique et de la religion trop rarement contés ou critiqués. Les personnages sont attachants et on se prend à avoir de la compassion pour certains (comme Sol Weintraub pour moi).

Speed Critique – Halo : Silentium

Halo Silentium

Après avoir lu les deux premiers tomes de la trilogie Forerunner puis avoir terminé Halo 4, je ne comprenais plus rien à l’histoire. En tant que pigeon ultra fan de l’univers de Halo, je me devais d’acheter le dernier roman, Silentium. J’en suis ressorti soulagé.

Alors que le 1er bouquin contenait des propos contradictoires avec Halo 4 et le deuxième était vraiment nul, j’avais vraiment peur de la qualité et l’intérêt de ce dernier volet. Heureusement, Greg Bear a ressorti sa meilleure plume pour nous éclaircir et nous faire plaisir.

Nous n’avons pas entre les mains un grand roman de science-fiction, tout le monde n’est pas Asimov … Cependant ça reste très agréable à lire, pas comme le précédent.

Ici nous allons découvrir ce qui arrive au Didacte original, appelé UrDidacte, après son fight avec Faber, le Maitre-Bâtisseur. Grâce au récit de ce livre, nous sommes maintenant sûr que le Didacte que nous combattons dans Halo 4 est bien l’UrDidacte et non Nolevastre, le héros du premier livre. Novelastre, quant à lui, remplaça le Didacte et devint l’IsoDidacte (une copie de l’original quoi).

Je ne vais pas en dire plus car il se passe pas mal de choses importantes et intéressantes dans cet ouvrage. Je vous laisse vous documenter sur le wiki officiel si vous voulez (à l’heure actuelle, il n’y a encore rien d’ajouté).

Halo Silentium

En résumé, vous apprendrez ce qu’il devient de l’UrDidacte, l’IsoDidacte, Faber, la Bibliothécaire, Chakas … et de tous les Forerunners. Vous verrez ce qu’il devient de cette race qui se bat encore et toujours contre les Floods. Et vous en apprendrez un peu plus sur la mystérieuse race des Précurseurs.

En gros, il s’agit d’un bon bouquin, une lecture obligatoire pour tout fan de Halo. Il corrige les erreurs des précédents de la trilogie en offrant son lot de révélations mais surtout il est bien meilleur car mieux écrit. Nous n’avons plus affaire avec une bouillie de mots sans forme tout droit issue d’une dissertation d’école primaire.