Archives pour la catégorie Critiques sous speed

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[CSS #6] Remember Me

Remember MeJe n’ai plus trop l’occasion de jouer à des jeux récents. Ma liste de jeux à faire sous Steam, PS3 ou Xbox 360 descend petit à petit car je ne prend presque plus de nouveaux titres. Je ne savais pas trop quel jeu j’allais traiter cette semaine et une discussion avec Nunien m’a orienté vers Remember Me, le mal aimé.

Des tonnes de critiques très justes se trouvent sur le net à propos du titre de DONTNOD. Je ne peux en aucun cas les contredire, je vais même défendre certains points. En effet Remember Me est un titre plein de bonnes volontés, on ressent que les créateurs ont mis plein d’amour dans leur bébé mais cela n’a pas marché à cause de problèmes de tunes (entre autres).

Pour avoir vu divers conférences lors des Utopiales 2013, les membres de DONTNOD étaient venu prouver que ce jeu leur tenait vraiment à cœur et qu’ils avaient tenté de mettre tout ce qu’ils aimaient dans un jeu vidéo. Cependant, je pense qu’ils ont voulu trop en faire et cela se ressent dans le résultat final.

Comme je le disais plus tôt, il y a beaucoup de bonnes idées mais aucune n’est vraiment poussée à fond. Nilin, l’héroïne, est un chasseuse de souvenirs et peut réaliser des inceptions. Ce point n’est utilisé que 4 fois au travers du jeu. Le jeu est plus orienté action que scénario, et sur ce point il se foire.  L’argument de vente était que l’on pouvait créer n’importe quel combo. C’est faux. Pour moi un combo est un enchainement de coups. Ici les coups sont toujours les mêmes (pied, pied, poing, pied, etc.) mais ce sont les actions associées à chaque coup que l’on peut personnaliser. Un coup peut se voir associer divers systèmes comme augmenter sa puissance, réduire le temps du cooldown, etc.

Ce que j’ai le plus préféré dans Remember Me c’est son level design. Même s’il est totalement linéaire (bien plus qu’un Uncharted par exemple), le Paris moderne a vraiment de la gueule ! Même si je ne connais pas bien la capitale, il y a beaucoup d’endroits reconnaissables et on s’y croirait ! Par contre les rues sont trop vides à mon goût. On vague parfois plusieurs minutes dans les rues sans croiser du monde, à part quelques robots.

J’allais presque terminer sur une bonne note. Je voulais parler de l’audio. Si le sound design est une petite pépite, les bruitages et la musique ont été soignés, un truc de fou. Cependant les voix françaises ne sont pas tops.

Vous l’avez remarqué car je l’ai répété de nombreuses fois, Remember Me est un bon jeu mais il ne va pas au bout de ses idées. La faute à qui ? Sony ? Capcom ? Trop de prétentions pour un premier jeu ? Je ne sais pas. En tout cas, ce jeu n’est pas du tout une déception. J’ai passé 10 bonnes heures. Il reste aux Français de DONTNOD d’apprendre de leurs erreurs, de repartir sur de bases saines, d’avoir un putain de projet, j’ai totalement confiance en eux pour faire mieux que Remember Me. Je le conseille quand même, si vous le trouvez à pas cher, cela peut vous faire une bonne petite expérience.

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[CSS #5] Super Amazing Wagon Adventure

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On a tous un petit côté tordu. Dans le jeu vidéo j’ai tendance à kiffer les titres auxquels je n’arrive pas à jouer. Les puzzle games, point & click ou shoot’em up sont autant de genres que j’adore mais que je n’arrive jamais à terminer sans aide. Je suis juste nul. Et avec Super Amazing Wagon Adventure, je suis tombé sur un bel os.

En soit le jeu est pas bien compliqué, c’est surtout du gros n’importe quoi. Le principe des shooter est simple : tirer sur tout ce bouge. SAWA ne change pas la formule mais il s’amuse à changer tout ce dont on a l’habitude. Dans les jeux comme Igaruga, Touhou et consort, le jeu est toujours le même. Ici les développeurs ont créé une histoire qui change à chaque fois. Cela suit toujours le même schéma mais je peux vous assurer que je n’ai jamais fait une partie identique.

super-amazing-wagon-adventure-pic2On commence toujours dans la prairie à bord d’une charrette dont le but est de voyager à travers ce qu’il semble être les USA. Parfois des bandits vont vous attaquer. Parfois ce seront des animaux sauvages. Parfois des araignées mutantes. Parfois des extraterrestres. En gros c’est du what the fuck! tout le temps. Après une petite cueillette de fruits suit parfois une traversée d’une rivière. Souvent fatale, les pierres ne vous font pas de cadeau. Ensuite, dans le désert, les bisons ne sont pas très amicaux.

Super Amazing Wagon Adventure c’est, pour résumer, un shooter horizontal indescriptible. Il ne pardonne pas – je n’ai jamais réussi à passer le désert ! Il est tout en pixels dégueulasses. Mes parties ne durent pas plus de 10 minutes. Mais putain qu’est-ce que je kiffe ! L’ambiance du jeu y est pour beaucoup. La rejouabilité est monstrueuse. Le nombre de charrettes à débloquer est énorme (cela permet de découvrir de nouveaux tableaux en jouant avec).

super-amazing-wagon-adventure-pic3Ça coûte vraiment que dalle et ça vaut vraiment le détour. C’est rafraichissant. C’est peut-être un peu compliqué, donc frustrant, pour les nuls comme moi, mais malgré tout vous pourrez passer de bons moments.

[CSS #4] Batman Silence – Noir et Blanc, édition spéciale 75 ans

1939 fut l’année de création du plus grand détective de la planète. 75 ans plus tard, le célèbre éditeur français, Urban Comics, décida de lui rendre hommage en rééditant 5 grandes histoires dans une édition noire et blanc. Batman Silence était manquant dans ma bibliothèque, j’en ai donc profité pour découvrir le chef d’œuvre du duo Lee et Loeb.

Silence raconte une histoire se basant sur les sentiments de Bruce Wayne. D’un côté il tombe amoureux de Catwoman et d’un autre, son meilleur ami d’enfance refait surface. Et bien entendu, un nouvel ennemi totalement inconnu apparait et est décidé de faire souffrir Batman.

Jeph Loeb a fait un sacré travail sur le scénario. Déjà sur Un Long Halloween et Amère Victoire – ce dernier est aussi disponible dans l’édition limitée N&B – Loeb est un grand connaisseur de l’univers de Gotham et il le fait savoir avec ce titre. Il arrive à instaurer du suspense et beaucoup de mystère concernant le nouvel ennemi. De surprises en surprises, Loeb a réussi à créer un final de folie.

Batman Silence est d’autant plus une œuvre de dingue car le scénariste a réussi quelque chose que peu arrivent sans se casser les dents : intégrer un nombre incalculable de personnages importants sans tomber dans le ridicule. Je reprends Batman Arkham City comme exemple. Dans le jeu, il y a pléthore de super-vilains : Double Face, Mr Freeze, Le Pingouin, le Joker, Killer Croc et j’en passe. J’avais trouvé leur utilisation très mal intégrée et presque inutile, c’était pour moi du fan service et rien de plus. Et contrairement à Paul Dini, Jeph Loeb a réussi a intégrer de grands méchants et rendant le tout très crédible et savamment très bien pensé.

En plus d’un scénario béton, on a du dessin de ouf. Jim Lee est une putain de machine. Ses traits font mouche à chaque fois, c’est précis, super détaillé, magnifique. Même si le travail de Alex Sinclair sur la colorisation du tome originel était très bon, il faut avouer que le noir et blanc donne un charme inimitable.

Le noir et blanc n’est certainement pas le domaine de prédilection du comic américain. Par exemple, ça marche très bien sur The Walking Dead car c’est dans le ton de l’histoire. Dans Silence, avec son ton très noir, allant vers le thriller à certains moments, le trait de Jim Lee fait son effet. Le rendu est magnifique et je ne regrette pas d’avoir fait l’impasse sur le tome colorisé.

Comme d’habitude, on a ici du très très bon travail d’Urban Comics, Batman Silence est sans conteste l’un des meilleurs récits du justicier de Gotham.

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[CSS #3] One Finger Death Punch

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Si me suivez depuis un moment, vous savez que les Chroniques Sous Speed sont là pour parler rapidement d’un sujet. La critique de One Finger Death Punch pourrait donc se résumer ainsi :

Gauche, droite, droite , droite, gauche, gauche, droite, gauche, gauche, gauche, droite, gauche, droite, gauche, droite, gauche … co co co co co comboooooooooooooooooooooooooooooo, etc. pendant 5 minutes.

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Non je ne suis pas fou. OFDP c’est exactement ça et rien de plus. Comme son nom l’indique, un seul doigt apporte la mort. À l’aide d’une souris – la manette ou le clavier sont utilisables mais moins pratiques – et des boutons droite et gauche, vous tapez les ennemis venant … de droite ou de gauche. Notre bonhomme ne bouge pas du tout, ce sont les ennemis qui viennent à vous.

Sachez tout d’abord que Silver Dollar Games a l’habitude de faire des jeux sacrément nuls et dégueulasses. Je pourrais citer No Luca No ou Why did I buy this? – respectivement un jeu où il faut repousser un chat tentant de manger dans votre bol ou un essai-foutage-de-gueule-des-sav – ou d’autres mais je n’aurais pas assez pour lister toutes leurs merdes.

Avec tout ce bagage, c’est vraiment mal barré pour que je puisse vous vendre One Finger Death Punch. Je pourrais la faire à la Pierre Bellemare : cela ne coûte que la modique somme de 5€ (ou 2,49 durant les soldes Steam en ce moment) ! Pour une durée de vie minimum de 10 heures, c’est cadeau.

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D’une autre côté le jeu est assez difficile – ou plutôt, qui a une difficulté équilibrée en normal – pour ne pas bloquer ou péter un câble ni trop se balader. C’est ultra fun, rigolo. Et surtout le petit truc qui fait des grands jeux : le temps passe sacrément vite quand on y prend gout. Il m’est arrivé plusieurs fois de le lancer et de me dire, « allez, juste 5 minutes, histoire de » puis « et merde ça fait une heure que je joue ?! »

En bref un excellent petit jeu pop corn pour s’éclater entre deux gros titres ou pour juste passer le temps. En plus ça coute que dalle.

[CSS #2] Les Gardiens de la Galaxie, Tome 1 chez Panini Comics


À moins d’habiter dans une grotte ou de ne pas être réceptif au genre, vous avez nécessairement entendu parler des Gardiens de la Galaxie. Prochain film, avant Avengers 2, de Marvel Studios, cette saga peu connue, est aussi disponible en bouquin.

Dans la droite lignée des TPB Hardcovers, Panini Comics nous sort un chouette ouvrage regroupant les 3 premiers numéros, le numéro 0 ainsi que Tomorrow Avengers #1. Les quatre premiers chapitres (0, 1, 2 et 3) s’enchainent à une vitesse incroyable. L’histoire ne connait aucun répit. Beaucoup d’actions, pas mal d’humour, Bendis a fait un sacré boulot pour nous tenir en haleine.

Par contre il faut le dire, ça ne casse pas trois pattes à un raton laveur. C’est très très mainstream. Ce n’est pas du tout un reproche, au contraire. Lire des histoires sans prise de tête, ça ne fait pas de mal parfois. Franchement c’est méga kiffant de voir 5 gugus totalement badass qui se moquent des lois, qui foncent dans la baston. Qui a déjà vu un raton laveur armé jusqu’aux dents et qui gueule « bam je t’ai eu » quand il tue quelqu’un ? Et c’est encore plus fort quand on sait que son meilleur pote est un arbre (un genre de Ent).

Tomorrow Avengers #1 correspond à l’enchainement de petits récits présentant les différents gardiens : Rocket Raccoon, Groot, Drax et Gamora. Chaque histoire est super, rapide, y a juste ce qu’il faut pour connaitre les origines de chacun. J’ai particulièrement apprécié celle sur la passé de Gamora : des planches très propres, dynamiques, très jolies ; quasiment aucun texte, des bastons du début à la fin.

Côté dessin, je ne suis pas un grand spécialiste pour juger. En gros, c’est joli, très bien coloré. Tout ce que j’aime dans le comics.

Avant de finir, je tiens à pointer du doigt un gros défaut récurrent dans les TPB de Panini. Contrairement à ceux d’Urban Comics, les chapitres s’enchainent directement sans page de séparation. On passe donc du chapitre 3 à Tomorrow Avengers #1 d’une page à l’autre. Sans être totalement débile, on comprend très vite mais c’est assez déroutant. Que ce soit dans Superior Spider-Man ou Miracleman, les tomes de Panini ont tous ce problème. J’espère que l’éditeur italien ira voir comment fait le concurrence.

En conclusion, ce premier tome des Gardiens de la Galaxie est une petite bombe. Je continuerai à les suivre et j’ai maintenant hâte d’aller au cinéma en août prochain.