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La Guilde du Mercredi 81 (S03E08) – Best of 2014

Juste avant les vacances, nous avons fait un retour sur l’année 2014 qui fut riche en films, musique, etc.

On reprend tranquillement ce soir avec nos attentes pour 2015. Rendez-vous sur SUN, à partir de 21 heures !

La Guilde du Mercredi 81 (S03E08) – Nos best of de 2014 by La Guilde Du Mercredi on Mixcloud

Programme de l’émission 81 :

  • Top 2014
    • Jeu vidéo
    • Album musical
    • Film
    • Série
    • Émission TV
    • Objet technologique
  • Tops et flops de la semaine
  • Le Petit Jeu

Le tout propulsé par l’excellente bande originale des Gardiens de la Galaxie.

Gamescom 2014

La Gamescom est le salon européen du jeu vidéo. Chaque année Cologne accueille le plus salon du continent voire du monde en terme d’influence.

Comme en 2011, j’ai eu la possibilité de m’y rendre avec des accréditations afin de ramener des informations croustillantes. Depuis peu, je me suis associé avec TechArtGeek afin de parler jeu vidéo un peu plus « professionnellement ». C’est avec MightyEagleLol, le big boss de TAG, que nous avons écumé les 4 halls pro pour vous partager nos avis sur les jeux et matériels qui arriveront dans les mois à venir.

Le site est pour le moment « en vacances » mais à partir du 1er septembre nous vous fournirons, pendant 2 semaines, 2 articles par jour sur ce que nous avons vus et testés en avant première.

Pour teaser un peu, sachez qu’on a rencontré les chouettes mecs de Swing Swing Submarine, nous avons interviewé le manager général de chez XPS et Alienware, nous sommes allés chez nVidia, joué à The Evil Within, Shadow of Mordor, etc.

Un gros programme en perspective sur TechArtGeek !

PS. N’hésitez pas à visiter leur page Facebook car il y a un concours pour gagner des tonnes goodies provenant de la Gamescom !

PS 2. Il y aura bientôt le même concours avec La Guilde du Mercredi.

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Prison Architect : Directeur de prison simulator

Prison Architect

Voici quelque temps que j’entends parler de Prison Architect. Meilleur jeu de gestion par là, excellent par ici, énorme mais trop cher … Il est vrai que depuis le honteux SimCity, je commençais à être en manque de jeu de gestion. Mais à quasiment 30€ l’alpha, faut dire que ça fait mal au cul.

Et là, fin avril, grosse promotion sur Steam : Prison Architect passe sous les 10 balles. Pas le temps de réfléchir que le jeu était installé et lancé. L’introduction, faisant office de tuto, nous propose de créer un bâtiment et d’y installer la chaise électrique. OK !

Nous ne sommes pas là pour juger mais faire notre métier

Vous, vous êtes le directeur d’une nouvelle prison. Avec 30000 dollars en poche, vous allez devoir créer et gérer une prison et accueillir un flux incessant de détenus (option désactivable).

À vous les joies de dessiner les cellules, de placer la cuisine avec la cantine, les différents bureaux (directeur, comptable, psy, chef de la sécurité), les douches (oops le savon) dans un premier temps. Au fur et à mesure vous serez amené à agrandir et à aménager tout ça car les prisonniers ont des besoins.

Prison Architect - screenshot-01

Un début de prison

Le système d’architecture est ce qu’il y a de plus simple. Vous connaissez The Sims, c’est pareil. Un glissé-déposé pour dessiner un nouveau bâtiment, idem pour tracer des murs, changer les sols. Ajouter une porte ici ? Menu des objets, choix de la porte (simple, pouvant être ouverte par le staff, bloquée sauf pour les gardes, ouverte lors de la journée et fermée la nuit) et clic où tu veux.

Tout est très intuitif, pas la peine d’avoir fait des hautes études d’architecte pour faire des choses qui ont de la gueule. Ayez un peu d’imagination ou utiliser des outils de dessins juste pour tester. Puis quand vous vous sentez prêt(e), laissez vos petits ouvriers faire le boulot.

Je ne suis pas un numéro

Outre le macromanagement, les prisonniers doivent être surveillés 24 heures sur 24. Cette partie est sans conteste la plus fun du jeu. Chaque détenu a son propre comportement, ses propres envies. Ces enfoirés n’ont absolument aucune pitié. Manquez l’occasion de les satisfaire et votre quartier pénitentiaire sera sous les flammes, les gardes regarderont leurs boyaux tout en voyant leurs protégés se faire la malle.

Dès l’embauche du chef de la sécurité, vous aurez la possibilité de voir les demandes globales des détenus : nourriture, fatigue, vêtements, famille, divertissement, sécurité, liberté et d’autres statistiques plus loufoques comme l’état de leur vessie (faut bien aller pisser de temps en temps).

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On continue à agrandir

Chaque statistique a une ou plusieurs solutions. À vous de trouver la plus adaptée pour le plus grand nombre, en fonction de porte monnaie. Pour la nourriture, allez-vous prévoir 2 ou 3 repas par jour ? Équilibré ? Peu de nourriture mais de haute qualité ? Pour les vêtements, il vous faut une laverie. Allez-vous embaucher du personnel ou permettre à vos prisonniers d’y travailler pour alléger vos dépenses mais leur permettre d’accéder à du matos dangereux ?

Comme vous pouvez maintenant le deviner, la gestion est assez bien touffue pour vous occuper. Mais je n’ai pas encore parlé de la gestion des gardes. Pour sécuriser une prison, des gardes sont bien entendu obligatoires. De 3 types différents, ils peuvent être placés où bon vous semble. Les gardes normaux sont souvent intéressants pour des postes fixes (l’entrée de prison par exemple car ce sont les seuls à avoir les clés pour ouvrir les portes sécurisées). Les gardes armés (fusil et gilet par balle) sont là en cas de débordement. Les maitres-chiens doivent être près des zones de visite et des cellules afin de découvrir toute trace de marché noir.

Code alpha dans le bloc B

Pour une version alpha, il faut avouer que Prison Architect est bien parti. Quasiment aucune fonctionnalité n’a été laissée au hasard. Mais comme c’est une alpha, il existe encore quelques loupés.

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Demande de fouille de toute la prison en cours. À faire de temps en temps pour éviter les surprises. Notez tout le matos trouvé …

Depuis le début, l’électricité et l’eau doivent être gérés. Le courant est là pour alimenter les ampoules, les détecteurs de métaux, les machines (frigo, fours, presse, etc.) tandis que l’eau sert pour les toilettes, les douches, les éviers et autres. Je trouve que c’est très intéressant dans le game design mais c’est mal foutu. L’électricité se gère comme Command & Conquer : si la barre de courant est vide, tout ce qui y est connecté ne fonctionne plus. Il est impossible de brancher deux centrales entre elles, même au taquet, il faut une tonne de centrales sur les grosses prisons. Bref c’est chiant. Et je parle pas des tonnes de bugs associés aux tuyaux d’eau que les ouvriers n’arrivent pas à poser.

Le jeu vous propose aussi des objectifs secondaires : obtenir une capacité d’accueil de 200 prisonniers, ouvrir une classe de reconversion et avoir 20 diplômés, lutter contre la contrebande, etc. Attention car certaines doivent encore être en phase de rodage. Par exemple il y en a une qui demande d’avoir, entre autres, qu’un seul repas léger par jour sur 2 jours consécutifs. Croyez-moi, faites-le dès que possible. Ça a une dalle de dingue un prisonnier, ils seraient capable de bouffer les gardes. Avec 100 prisonniers c’est le game over quasi assuré !

Enfin il existe un système de recherches. Contre de l’argent et du temps, vous pouvez débloquer de nouvelles fonctionnalités ou de nouveaux objets : système de patrouille, copié-collé pour la construction, caméras de surveillance … C’est assez bien foutu mais tout se débloque trop vite. Au bout de 20 heures, j’avais presque tout. Certes c’est 20 heures, mais sur la durée de vie d’une grande prison, c’est que dalle. J’espère que de nouvelles recherches vont apparaitre !

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Taille maximale atteinte avant que le jeu commence à ralentir

CONCLUSION : Malgré quelques défauts inhérents du statut d’alpha, Prison Architect est sur la bonne voie. Avec divers trucs chiants, je me suis quand même bien éclaté et j’ai hâte de découvrir de nouvelles choses et aussi arriver à créer une prison de ouf (je suis bloqué à 300 prisonniers car le jeu lag énormément depuis).

Je reviendrai dessus dès que le jeu sera mis à jour.

Une future petite pépite dans le domaine des jeux de gestion. Attention toutefois car le jeu, en alpha, ne vaut peut-être pas ses 30€. À 15€ foncez dessus ! Dans tous les cas, ça vaut plus le coup que SimCity …

Un peu plus de 35 heures passées sur l’alpha 20. Testé sur une version commerciale dématérialisée et récupérée avec l’Early Access sur Steam

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DanganRonpa : Trigger Happy Havoc. Le Visual Novel de nouveau à l’honneur sur PS Vita

Test DanganRonpa PS Vita

Je m’appelle Makoto Naegi, un élève banal. J’ai été sélectionné pour rentrer dans le très prestigieux lycée Hope’s Peak Academy. Alors que j’ai été tiré au sort, avec moi ne sont présents que les meilleurs parmi les meilleurs : la leader d’un groupe d’idol, un enfant d’une famille très influente, la meilleure en programmation, le leader du plus gros Bōsōzoku, etc. Depuis peu nous sommes retenus dans le lycée – qui s’est transformé en prison – contre notre gré. Notre geôlier, Monokuma (un ours bien chelou), nous a informé qu’il existe un seul moyen d’en sortir : tuer quelqu’un, ne pas se faire choper ni être désigné coupable lors d’un procès. Ambiance de merde !

Le jeu vidéo japonais n’est pas au mieux depuis quelques années. Des tonnes de jeux sortent sans transcender le genre. Par contre s’il y a bien un domaine qui fonctionne toujours c’est bien le visual novel et c’est pas souvent que ce type de jeu sorte en France.

Visual novel ?

Pour toi public qui n’est pas au courant de ce qu’est un visual novel, voici un petit cours de rattrapage. En gros il s’agit d’un jeu vidéo basé sur une histoire, une sorte de Livre dont vous êtes le héros. Ce type de jeu consiste très souvent à lire des pans entiers de texte avec quelques interactions avec les autres personnages ponctuées, parfois, de mini jeux.

Avec DanganRonpa, préparez-vous à lire car le jeu est long ! J’ai mis à 28 heures à le terminer et c’est presque autant de temps à lire.

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j'ai vu depuis un moment. PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j’ai vu depuis un moment.
PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Outre les dialogues, le titre de Spike Chunsoft pique des idées chez tout le monde. Aux discussions classiques, ajoutez-y un système de relations (un peu comme Persona) avec les autres protagonistes en « sortant » avec eux lors des phases de temps libre (il y en a peu alors profitez à fond). En leur offrant des cadeaux qui leur plaisent vous pourrez débloquer des skills pour les procès.

Et oui le gameplay/histoire de DanganRonpa s’axe autour des procès. Vous l’aurez deviné, certains vont vouloir sortir de cet enfer et vont malheureusement passer à l’acte. Ces phases s’inspirent des titres Ace Attorney avec des affirmations à contredire en fonction des précédents dires ou preuves amassées après leurs meurtres. En plus de cela viennent s’ajouter 3 autres mini jeux : un jeu rythmique (confrontation directe avec quelqu’un), un jeu de texte à trou et un nous obligeant de reproduire le scénario du meurtre. Ce dernier prenant la forme d’une bande dessinée avec des cases vierges.

Objection !

Objection ! (c’est Makoto, le héros de l’histoire)

Émotions sans polygones

Le studio japonais n’a pourtant pas de Chevalier de la Légion d’Honneur mais cela ne les a pas empêché de créer une très bonne histoire emplie de moments épiques. J’avoue qu’il y a quelques situations un peu capillotractées (surtout la fin) mais la plupart du temps je suis resté sur le cul. À part les chapitres 1 et 4 où les victimes me paraissaient évidentes (d’après comment elles étaient traitées dans le scénario), le reste du temps je fus toujours surpris.

Les procès sont dingues et tendus. Plus d’une fois il m’est arrivé de croire qu’un personnage était coupable mais je partais dans le sens opposé. Je pense que les personnes derrière le scénario se sont bien amusés pour nous faire tourner en bourrique.

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d'aller à la piscine ...

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d’aller à la piscine …

DanganRonpa a un petit côté malsain inhabituel. Le jeu est fait de sorte qu’on se prend à apprécier certains personnages et il s’avère que ce sont soit des futures victimes soit des grosses putes. Lors des phases de temps libre, je ne suis jamais allé vers des personnes que je n’aimais pas. Comme cet aspect sera différent pour chacun, le jeu devient très intéressant car chacun se compris un peu sa propre histoire.

Malheureusement ça s’arrête là car DanganRonpa est linéaire, trop linéaire. Aucun choix ne s’offre à nous pour découvrir de nouveaux embranchements dans l’histoire. Ce seront toujours les mêmes victimes, les mêmes meurtriers, la même fin.

Finish him

DanganRonpa est un excellent titre. À cause d’un genre un peu particulier et très japonais, je ne le conseillerais pas à tout le monde. Si vous êtes curieux et amoureux du genre, foncez !

danganronpa (4)

Kyoko, la fille la plus chelou et suspecte. Mais c’est aussi le perso que j’ai apprécié le plus

Pour les autres, sachez que vous aurez affaire à 16 personnages tous très bien écrits et attachants. L’équipe de Spike Chunsoft a fait un énorme travail pour rendre le tout cohérent et très surprenant. Prenez ce jeu comme un bouquin, un manga, avec des mini jeux de procès.

Mention spéciale aussi pour les doublages. Les procès et certaines phases sont entièrement doublées. L’Anglais et le Japonais sont tous deux de très bonne qualité (j’ai préféré l’Anglais, la voix de Monokuma en Japonais est insupportable). Attention, le jeu est entièrement sous-titré en Anglais.

danganronpa (2)

Byakuya, ultime influenceur (pas autant que moi avec ce blog de ouf) et aussi ultime tête à claques.

4 ans, c’est le temps nécessaire pour avoir eu un remake HD sur PS Vita (titre sur PSP à la base) et voir arriver DanganRonpa en France ! Je n’attendais pas grand chose de ce titre, j’en ressors surpris et conquis. Vivement la suite (qui devrait sortir en fin d’année).

Tout comme Virtue’s Last Reward (dont je n’ai pas encore écris la critique), DanganRonpa est un titre à posséder sur Vita sous peu qu’on aime ou veuille découvrir le visual novel bien écrit.

Jeu terminé en difficulté normale, en 28 heures. Testé sur une version commerciale française en boite.

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The Walking Dead: Saison 2 – Episode 1. Digne suite ?

Test The Walking Dead: Saison 2 - Episode 1

J’ai l’impression d’être tombé dans un piège. Telltale Games ferait-il de bons jeux ? Réponses, révélations, coups de poignards !

Comme je le disais précédemment, The Walking Dead: Saison 1 est pour moi l’un des meilleurs jeux de 2012. Avec un début de The Wolf Among Us très prometteur, j’ai ensuite directement enchainé sur 400 Days, le DLC de la première saison de TWD. Me voilà maintenant en train de parler de la saison 2 de The Walking Dead et sachez-le, c’est de la bonne came !

Série Z

À l’instar de TWAU, il est difficile de se faire une vraie idée sur la qualité du titre. Comme à chaque fois, on ne peut jouer que 2 heures au premier épisode d’une série de 5. Malgré cette courte durée, Clementine va vraiment en chier !

Le héros du premier jeu, Lee, n’étant pas présent dans ce titre (spoil: car décédé dans le 1er), c’est au tour de Clementine de prendre le relais. J’avoue que j’avais très peur de ce changement. Telltale a réussi à nous faire avoir le même sentiment qu’avant : je voulais à tout prix protéger cette enfant fragile.

Grâce à Lee et aux autres personnages de la saison précédente (dont certains que l’on recroise), Clem a appris à se défendre et elle va en avoir besoin. The Walking Dead est une série où les ennemis ne sont pas les zombies mais les humains (grosse critique de la société individualiste actuelle). Et des connards, elle en va en croiser des tonnes !

Le fond et la forme

À vrai dire, TTG nous a livré un jeu digne de leur cahier des charges depuis 2 ans : le scénario nous tient en haleine tandis que l’on est en droit de crier sur le gameplay. Sorti un mois après The Wolf Among Us, je pensais que le studio aurait eu un peu de temps pour corriger le tir suite aux diverses critiques. Il n’en est rien.

C’est toujours aussi rigide d’y jouer à la manette, à croire que seul le combo clavier/souris est le mieux adapté à ces jeux. J’ai quand même l’impression qu’une aide (un genre de aimbot) a été ajoutée lors des QTE demandant de déplacer les sticks à certains endroits.

J’avoue parfois gueuler sur certains détails mais il faut avouer que parfois c’est très chiant. Heureusement, le jeu est mieux fini que la saison 1 qui proposait des bugs à gogo (jeu qui ne reconnaissant plus la manette lors des dialogues, etc.) On s’approche de plus en plus du sans fautes.

CONCLUSION : Les jeux The Walking Dead de Telltale Games sont toujours très prenants. Les histoires sont génialement bien écrites et le stress se fait sentir. Il est quasiment impossible de se fier à qui que ce soit. On peut regretter une maniabilité à la manette un peu foirée lors de certains QTE et l’impression d’avoir fait 400 Days pour rien (d’après le trailer du jeu, des répercussions du DLC se verraient dans l’épisode 2). Le gros défaut de ce jeu est que l’on tombe très vite en manque !

Tout comme The Wolf Among Us, je ne saurais que le conseiller. Par contre attendez peut-être la sortie des 4 autres épisodes pour vous faire un avis car la qualité pourrait baisser d’ici là, même si je n’y crois pas du tout.

Épisode 1 terminé en 2 heures. Jeu testé sur une version commerciale dématérialisée.