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DanganRonpa : Trigger Happy Havoc. Le Visual Novel de nouveau à l’honneur sur PS Vita

Test DanganRonpa PS Vita

Je m’appelle Makoto Naegi, un élève banal. J’ai été sélectionné pour rentrer dans le très prestigieux lycée Hope’s Peak Academy. Alors que j’ai été tiré au sort, avec moi ne sont présents que les meilleurs parmi les meilleurs : la leader d’un groupe d’idol, un enfant d’une famille très influente, la meilleure en programmation, le leader du plus gros Bōsōzoku, etc. Depuis peu nous sommes retenus dans le lycée – qui s’est transformé en prison – contre notre gré. Notre geôlier, Monokuma (un ours bien chelou), nous a informé qu’il existe un seul moyen d’en sortir : tuer quelqu’un, ne pas se faire choper ni être désigné coupable lors d’un procès. Ambiance de merde !

Le jeu vidéo japonais n’est pas au mieux depuis quelques années. Des tonnes de jeux sortent sans transcender le genre. Par contre s’il y a bien un domaine qui fonctionne toujours c’est bien le visual novel et c’est pas souvent que ce type de jeu sorte en France.

Visual novel ?

Pour toi public qui n’est pas au courant de ce qu’est un visual novel, voici un petit cours de rattrapage. En gros il s’agit d’un jeu vidéo basé sur une histoire, une sorte de Livre dont vous êtes le héros. Ce type de jeu consiste très souvent à lire des pans entiers de texte avec quelques interactions avec les autres personnages ponctuées, parfois, de mini jeux.

Avec DanganRonpa, préparez-vous à lire car le jeu est long ! J’ai mis à 28 heures à le terminer et c’est presque autant de temps à lire.

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j'ai vu depuis un moment. PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Monokuma. Le personnage le plus intriguant que j’ai vu depuis un moment.
PS. Les noms sur les fiches ne spoilent rien

Outre les dialogues, le titre de Spike Chunsoft pique des idées chez tout le monde. Aux discussions classiques, ajoutez-y un système de relations (un peu comme Persona) avec les autres protagonistes en « sortant » avec eux lors des phases de temps libre (il y en a peu alors profitez à fond). En leur offrant des cadeaux qui leur plaisent vous pourrez débloquer des skills pour les procès.

Et oui le gameplay/histoire de DanganRonpa s’axe autour des procès. Vous l’aurez deviné, certains vont vouloir sortir de cet enfer et vont malheureusement passer à l’acte. Ces phases s’inspirent des titres Ace Attorney avec des affirmations à contredire en fonction des précédents dires ou preuves amassées après leurs meurtres. En plus de cela viennent s’ajouter 3 autres mini jeux : un jeu rythmique (confrontation directe avec quelqu’un), un jeu de texte à trou et un nous obligeant de reproduire le scénario du meurtre. Ce dernier prenant la forme d’une bande dessinée avec des cases vierges.

Objection !

Objection ! (c’est Makoto, le héros de l’histoire)

Émotions sans polygones

Le studio japonais n’a pourtant pas de Chevalier de la Légion d’Honneur mais cela ne les a pas empêché de créer une très bonne histoire emplie de moments épiques. J’avoue qu’il y a quelques situations un peu capillotractées (surtout la fin) mais la plupart du temps je suis resté sur le cul. À part les chapitres 1 et 4 où les victimes me paraissaient évidentes (d’après comment elles étaient traitées dans le scénario), le reste du temps je fus toujours surpris.

Les procès sont dingues et tendus. Plus d’une fois il m’est arrivé de croire qu’un personnage était coupable mais je partais dans le sens opposé. Je pense que les personnes derrière le scénario se sont bien amusés pour nous faire tourner en bourrique.

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d'aller à la piscine ...

La meilleure nageuse. Ça me donne envie d’aller à la piscine …

DanganRonpa a un petit côté malsain inhabituel. Le jeu est fait de sorte qu’on se prend à apprécier certains personnages et il s’avère que ce sont soit des futures victimes soit des grosses putes. Lors des phases de temps libre, je ne suis jamais allé vers des personnes que je n’aimais pas. Comme cet aspect sera différent pour chacun, le jeu devient très intéressant car chacun se compris un peu sa propre histoire.

Malheureusement ça s’arrête là car DanganRonpa est linéaire, trop linéaire. Aucun choix ne s’offre à nous pour découvrir de nouveaux embranchements dans l’histoire. Ce seront toujours les mêmes victimes, les mêmes meurtriers, la même fin.

Finish him

DanganRonpa est un excellent titre. À cause d’un genre un peu particulier et très japonais, je ne le conseillerais pas à tout le monde. Si vous êtes curieux et amoureux du genre, foncez !

danganronpa (4)

Kyoko, la fille la plus chelou et suspecte. Mais c’est aussi le perso que j’ai apprécié le plus

Pour les autres, sachez que vous aurez affaire à 16 personnages tous très bien écrits et attachants. L’équipe de Spike Chunsoft a fait un énorme travail pour rendre le tout cohérent et très surprenant. Prenez ce jeu comme un bouquin, un manga, avec des mini jeux de procès.

Mention spéciale aussi pour les doublages. Les procès et certaines phases sont entièrement doublées. L’Anglais et le Japonais sont tous deux de très bonne qualité (j’ai préféré l’Anglais, la voix de Monokuma en Japonais est insupportable). Attention, le jeu est entièrement sous-titré en Anglais.

danganronpa (2)

Byakuya, ultime influenceur (pas autant que moi avec ce blog de ouf) et aussi ultime tête à claques.

4 ans, c’est le temps nécessaire pour avoir eu un remake HD sur PS Vita (titre sur PSP à la base) et voir arriver DanganRonpa en France ! Je n’attendais pas grand chose de ce titre, j’en ressors surpris et conquis. Vivement la suite (qui devrait sortir en fin d’année).

Tout comme Virtue’s Last Reward (dont je n’ai pas encore écris la critique), DanganRonpa est un titre à posséder sur Vita sous peu qu’on aime ou veuille découvrir le visual novel bien écrit.

Jeu terminé en difficulté normale, en 28 heures. Testé sur une version commerciale française en boite.

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